L'école des saveurs

Publié le 28 Janvier 2013

(Livre présenté par Claudie sur FlyFM le 26/01)

 

Le livre que je vous présente aujourd'hui a pour titre l'école des saveurs d 'Erica Bauermeister. Je l'ai lu une 1ere fois en 2009 et je l'ai relu la semaine dernière afin de vous le faire aimer. J'y ai trouvé autant de plaisir. Erica Bauermeister est née à Passadéna en 1959. Elle est docteur de l'université de Washington, professeur de littérature et d'écriture et a consacré deux ouvrages à la littérature féminine. Elle a vécu deux ans en Italie, ce qui se sent dans sa façon de décrire les recettes. Ce livre est son 1er roman. Elle a écrit ensuite en 2011: «joie pour les débutants». Ce 1er roman évoque l'aspect sensuel de la cuisine et en ces temps moroses, c'est une véritable pépite et une escale au pays des sens. Lilian a 4 ans quand son père les a quittées, elle et sa mère. Sous le choc, celle-ci s'est réfugiée dans les livres et a abandonné toute autre occupation. Elle lit tout haut, à table, dans son bain, dans les magasins, elle lit nuit et jour. Lilian prend, peu à peu, par obligation, la maison en charge. Et un jour elle décide de sauver cette femme qui n'est plus tout à fait sa mère en essayant de séduire ses papilles. Elle y réussit avec l'aide d' Abuelita, une vieille épicière et par le biais d'un sublime chocolat aux épices. Elle se promet alors de se consacrer à la gastronomie, son vœu s'étant réalisé. Une vingtaine d'années plus tard nous retrouvons Lilian, propriétaire d'un restaurant très côté et très original. En effet la chef a l'habitude de changer sa carte selon l'atmosphère, selon les clients, mais son établissement ne désemplit pas. Elle décide d'animer un atelier de cuisine, chaque 1er lundi du mois. Nous faisons donc la connaissance de ses huit élèves, de tout âge et de tous les milieux, qui se dévoilent tout en se transformant grâce à la magie des saveurs partagées. Chaque chapitre est consacré à un participant. Il y a là, un couple d'âge mûr , une vielle femme avec un début d'alzheimer, un jeune veuf dont la femme était un chef cuisinier, une serveuse maladroite, une belle italienne, un garçon dont la mère, peintre, ne cuisinait guère, et qui lui a offert ces cours et enfin Claire une jeune maman débordée.

 

EXTRAIT  : l'odeur montait de leurs assiettes avec les dernières volutes de vapeur, le beurre exhalait des murmures d'échalotes et de noisettes. Antonia porta une bouchée à ses lèvres . Il y eu d'abord, le bref croquant des noisettes, puis la pasta céda sans résistance sous ses dents, permettant au potiron de fondre sous sa langue, chaud et dense avec ses accents de muscade, doux et épicés. Le goût la ramenait à la maison, et elle se laissa aller sur sa chaise avec un soupir de bonheur.

 

Lilian raconte tout, les biscuits et les épices, Henri James et la purée . Nous sommes touchés par cette bande de gens si différents et qui deviennent les meilleurs amis du monde.

C'est un livre qui fait du bien, qui prône avec bonheur les bienfaits de l'amitié et qui nous rend meilleur. Les recettes sont si plaisantes qu'on en a l'eau à la bouche. On ne le lit pas seulement avec ses yeux, mais on le déguste avec ses sens. Tout dans ce livre nous plonge avec délice dans des odeurs, des saveurs sensuelles et nous donne envie de nous mettre nous aussi aux fourneaux pour rendre heureux ceux que nous aimons.

Bonne lecture et ….... bon appétit .

Claudie Jean

 

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